Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 14:22

Qu'a-t-on à apprendre de nos anciennes histoires d'amour ? Qu'est-ce qui ne va pas chez soi pour que l'être aimé se taille en courant ? Qu'est-ce qui fait que chez nous, il y a une couille quelque part ? Tant de questions qui ont dû t'envahir le crâne, ami lecteur que je plains, les longues semaines qui ont suivi ces terribles ruptures...

Chris Waitt, lui, n'est pas à son premier coup d'essai. Et si sa dernière tentative de suivre les sentiers de Cupidon s'est encore soldé par un échec retentissant, il en a plus que marre que ces fins prématurées soient décidées unilatéralement par Elles. D'où cette idée farfelue de monter un projet cinématographique assez égocentrique : partir à la rencontre de ses ex pour chercher ce qui ne va pas chez lui...


Est-il bien utile de préciser que les anciennes petites amies de Chris ne sont pas très emballées par une telle idée ? Mais notre ami n'est pas à une veste près et s'en prendra continuellement dans la gueule. Fort heureusement que la sagesse de Maman est là pour palier à l'approche maladroite du réalisateur de ce documentaire pour reprendre contact avec ces filles dans de meilleurs conditions.

Synopsis établi, je tiens à t'avertir d'une chose cher ami lecteur : ce film n'est pas un vrai documentaire. En fait, tout est pipé depuis le début. On sait pertinemment ce qui va arriver à la fin du projet : Cupidon fera son grand retour et ce long-métrage n'est en fait qu'un hommage que l'auteur voulait rendre à toutes ces femmes qui l'ont contruit ou détruit. Si l'on fait preuve de jugeotte en lisant le pitch ou en voyant l'affiche du film, on peut  retrouver en rentrant dans la salle de cinéma le même sentiment qu'on aurait pu avoir à la projection du Titanic de James Cameron (que je n'ai toujours pas vu, tiens) : on connait déjà l'aboutissement de l'intrigue mais rien ne nous empêche d'y aller jeter un oeil bienveillant.

L'intérêt de cette oeuvre se présente dans les nombreuses questions soulevées sur la relation amoureuse et le sexe en milieu urbain. Le tout agrémenté d'un humour très british appuyé par les personnages (Chris Waitt campe un affreux grunge totalement paumé) et les situations cocasses, bien qu'elles puisent dans les scènes coupées des plus célèbres sitcoms outre-Manche. Le reproche à faire au réalisateur serait cette incapacité à jouer de cette frontière entre le réel (car il retrouve ses vraies ex) et la fiction. Cette dernière partie se flaire à des kilomètres, pouvant laisser le spectateur sur un sentiment de grosse déception. Mais bon, connaissant ce garçon et l'issue de ses amourettes, il n'y a rien d'étonnant là-dedans...

Toute l'histoire de mes échecs sexuels, un film de Chris Waitt, Grande-Bretagne (2007).
Par Gawoul - Publié dans : In my eyes
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 18:12
1994. Une certaine époque. Nous fûmes jeunes, nous fûmes envahis par l'acné. Et nous fûmes gouvernés par un vieux qui allait se présenter aux Présidentielles l'année suivante. Fort heureusement, il a chuté... Et le goitre s'en est allé pour mieux revenir plus d'une décennie plus tard (Soupir appuyé de l'auteur)

Ce fut l'époque où MC Solaar avait encore du talent, jonglant ses mots et ses proses comme personne ne savait faire. Un génie de la musique rap made in France qui allait sampler le thème de Bonnie and Clyde jadis porté par Monsieur Gainsbourg himself (c'est autre chose que Vladimir Cosma). Le tout pour un tube qui n'allait cesser de combler les plages de programmations radiophoniques : le beau nommé Nouveau Western.

Ce succès sera également comblé par le merveilleux vidéo-clip illustrant ce morceau extrait de l'album Prose combat. Réalisé par Stéphane Sednaoui, ex de Björk et de Kylie Minogue ayant réalisé également des perles photogéniques comme Get it away des Red Hot, ce petit film musical donne la part belle aux travellings et aux images incrustées sur fond vert, emmenant le téléspectateur dans un voyage entre Paris, New York et le désert texan.

Du bon pour les yeux et les oreilles qui n'omettront pas de réveiller ces délicieux souvenirs de mon cher ami lecteur, gavé à l'époque par la multidiffusion de cet objet audiovisuel dans Boulevard des clips sur la sixième chaîne... Non ?


Par Gawoul - Publié dans : In my eyes
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 19:13
Bon d'accord. Je savais pour quoi j'allais signer lorsqu'on m'a tendu ce Contrat à Durée Indéterminée. Etre prosti-geek, c'est la chance(?) de voir toutes les catégories professionnelles qui pullulent dans notre beau pays. Ainsi, j'ai pu toucher de près le fleuron de notre région en la présence de cadres ingénieurs spécialisés sur la question aéronautique et sur l'autosatisfaction doublée d'une éjaculation égocentrique précoce. Tu as eu assez d'anecdotes à ce sujet sur ces mêmes pages HTML, ami lecteur fidèle, pour que je te refasse un résumé de mes aventures.

Puis j'ai retrouvé mes premières amours, à savoir la Fonction Publique Territoriale pour laquelle j'avais perdu mes trois premières années d'expérience professionnelle en m'enfonçant dans un immobilisme alarmant. La douce vie de contractuel a pris fin et je suis retourné en ces lieux quelques années plus tard grâce aux avantages de la sous-traitance. Un an et demi en plus où j'ai pu me frotter aux revendications du fonctionnaire lambda sur le droit de disposer d'un matériel informatique dernier cri... Ce fut avec déchirement que j'ai dû abandonner de nouveau ce monde pour retourner dans le milieu privé de l'aéronautique.

Mais, comme je l'ai énoncé plus haut, le prosti-geek est victime d'un turn-over éloquent puisque je me suis vite retrouvé dans un milieu professionnel qui m'échappait jusqu'alors et pour lequel toute ma curiosité allait s'éveiller : la Fonction Publique, oui... Mais celle de l'Etat.

Plus particulièrement, celle qui concerne la recherche scientifique. Tous ces beaux fonctionnaires d'Etat allaient être aussi tire-au-flanc que leurs camarades des campagnes ? Le premier jour de ma venue, celui que je m'apprêtais à remplacer durant ses congés a conforté les idées reçues en déclarant : "Je te préviens, ici on est en plein coeur du Mammouth..." Bon, jusque là pas trop de soucis : je rappelle que j'ai déjà eu affaire à ce type d'autochtones dans ma carrière et les gérer ne sera qu'une formalité...

Mais j'ignorais alors la particularité de ce type de fonctionnaire qui diffère de celui des collectivités territoriales : il est indéniablement plus méfiant que son collègue lorsqu'un nouvel élément humain vient s'incruster au milieu du mobilier de l'Etat. Est-ce que cela signifierait qu'un terrible secret ne doit pas sortir de ces lieux ? Visiblement, la paresse ancestrale racontée par les plus vieilles histoires drôles doit rester en ces bureaux. Les occupations quotidiennes de chacun des employés seraient honteuses - et je peux les confirmer en tant que tel, il n'est pas rare que mon collègue soit appelé pour installer un plug-in vidéo sur un poste professionnel. Logique que cette méfiance soit donc de mise à mon arrivée...

Mais j'ai remarqué que même les demandes qui seraient fortement justifiées mettaient un certain temps à sortir de la bouche de celui qui est venu faire appel à mes tâches contractuelles. Tel l'animal flairant la main de l'homme avant de bouffer ce qu'il y a déposé, craignant que l'inconnu lui veuille du mal, le fonctionnaire d'Etat balaye d'abord le terrain pour savoir à qui il a affaire. C'est uniquement lorsqu'il a une certaine confiance qu'il pourra lui ordonner une tâche, aussi banale soit-elle... 

L'avantage ici est que le prosti-geek n'est plus vu comme une fonction ou un poste de travail mais comme un être à part entière qui pourrait disposer de sentiments. J'en pleurerai presque tellement qu'il est bon de faire enfin partie de la famille des employés, de ne plus être reconnu comme un sous-fifre.

L'inconvénient est que le client n'a pas la confiance facile et qu'il peut se retourner sur quelqu'un d'autre de l'équipe dans laquelle le prosti-geek a été mandaté, le laissant donc sans activité réellement excitante. Tiens, qu'ai-je donc fait aujourd'hui ? Une installation de VLC player pour un employé mis au placard. Heureusement, mon collègue m'a laissé un Server 2007 avant de partir... On peut dire que lui aussi a, d'une certaine manière, balayé le terrain.

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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 18:06
Louloune - Au taf dit :
Tiens, y a Papa qui m'a appelé vendredi dernier...

Gawoul [Live from Home] dit :
Oui, j'ai vu qu'il a essayé de me joindre ce soir-là.

Louloune - Au taf dit :
Il va organiser un barbecue au mois de juin. Il nous appellera pour confirmer. Ouaaaaiiiissss !

Gawoul [Live from Home] dit :
Ben pourquoi pas ? Tant qu'il y aura de bonnes gens...

Louloune - Au taf dit :
Il y aura ta soeur...

Gawoul [Live from Home] dit :
J'suis pas là !

Louloune - Au taf dit :
Trouvons vite un subterfuge afin de prétexter notre absence. Tu ne veux pas te convertir au judaïsme un week-end de ce mois-ci qu'on soit occupé ? Et moi, le week-end d'après, je me marie !

Gawoul [Live from Home] dit :
Chiche ? Mais le contraire serait plus évident...

Louloune - Au taf dit :
Et le week-end qui suit, on fête la millième vanne pourrie de Vince !

Gawoul [Live from Home] dit :
!!!

Louloune - Au taf dit :
Et pour le dernier week-end de juin, on fout la pression à Céline pour qu'elle baptise son gosse.

Gawoul [Live from Home] dit :
Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour éviter une grillade party en famille...
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 18:15
Alain Dister nous a quittés l'année dernière. Ce journaliste-critique rock-photographe-essayiste-baroudeur fut le plus grand escroc de son temps puisqu'il a su voyager vers des destinations alléchantes aux frais de son employeur, arguant la couverture d'un festival ou de concerts qui avaient lieu là-bas (il honorera tout de même ses devoirs professionnels)

Ainsi, il s'est trouvé là où il fallait quand il le fallait, étant un des rares journalistes français à assister à la naissance de mouvements comme le punk au CGBG à New York par exemple. Ce qui efface le seul talon d'Achille qu'il trainera jusqu'à son départ : sa brillante absence à Woodstock (pas trop bien joué là, Alain...)

Le bouquin qui suit propose une sorte de best-of de ses meilleurs billets qu'il égrainera dans Rock & Folk, Guitare Magazine ou bien d'autres canards peu conventionnels. Le tout avec quelques petites anecdotes écrites par l'auteur lui-même avant qu'il nous quitte.


La plume de Dister nous transporte dans sa valise, et on ne va pas se faire prier. Tels des souris ou des minis-hommes, on participe volontiers à ce voyage dans le temps là où le rock s'est construit pour finir tel qu'on le connait aujourd'hui. Un peu comme si Kerouac avait traversé les Etats Unis avec un iPod dans les oreilles, Alain Dister prend le soin de nous faire visiter ce monde qu'il affectionnait tant. Et de nous faire rentrer sans pass ni carte de presse dans les coulisses du rock'n'roll critic.

Une véritable bouffée d'air frais conjuguée avec ses meilleures critiques musicales, dont une rétrospective des plus grands groupes punks qui vaut vraiment le coup d'oeil.

Alain Dister, Rock critic : chroniques de rock'n'roll (1967-1982), Ed. Castor Music, 190 pages env., 11€.
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 19:03
Nul doute : on ne peut rien faire face au destin. Quand quelque chose doit arriver ou ne doit pas avoir lieu, il ne faut certainement pas s'amuser à bouleverser les plans définis par ce futur très proche. Au risque d'éveiller la colère des dieux et de ne point s'en relever. Bon, le destin est tout de même pourvu d'un degré de sympathie moindre mais existant qui nous donnera multiples avertissements avant d'arriver à l'ultime punition... Que nous nous ferons une joie de goûter si ces alertes nous ont autant émus qu'un puzzle reprenant une illustration de Monnet accroché dans le salon de chez Mamie.

Ma pauvre cousine en a fait les frais la semaine dernière. Habitante d'une jolie maisonnée en plein coeur d'un village du Tarn-et-Garonne voilà plus de deux années, elle a su s'intégrer dans la population plutôt âgée en s'installant avec son mari et en enfantant pour la plus grande joie du Maire qui a vu bouger la démographie de sa commune pour la première fois depuis des années. Dans ce souci de faire partie intégrante du village, elle accepta l'invitation à un repas de chasse organisée par l'association du coin en étant priée d'ameuter le plus grand nombre de ses connaissances.

Inutile de préciser qu'à son appel, et après avoir pris connaissance du menu et de son prix dérisoire, je ne me suis pas fait prier. Tout comme la plupart de ses camarades qui se faisaient une joie de participer à une telle orgie gastronomique. Le carnet étant bouclé, ma chère amie fut soulagée de rameuter une bonne tablée. Ses voisins ne pouvaient que la remercier.

C'est ainsi que les choses se sont considérablement dégradées. A trois jours de l'heure fatidique, voilà qu'un invité se décommande pour des raisons que nous pouvons lui pardonner. Mais qui diable pourrait le remplacer ? Car, le carnet de commande étant fixé, il était impossible d'annuler une fourchette... Après quelques sueurs froides et bon nombre de coups de fil, l'affaire était réglée. Ouf ! L'honneur au sein du village est sauf.

Mais il fallait compter également à l'avant-veille des festivités sur la lâcheté de mon sosie officiel, toujours fin prêt à transformer les rêves du patronat en réalité : le travail du dimanche... J'entendais par la voix catastrophée au téléphone que les nerfs de ma pauvre cousine ne tenaient à pas grand chose. Qu'à cela ne tienne ! Je trouve une grande amie disponible ce jour-là qui accepte mon invitation impromptue. Affaire donc réglée !

Pas si sûr... Car voilà qu'à moins de vingt heures de la manifestation alimentaire, ma cousine annonce dépitée l'annulation par l'association pour des raisons logistiques. Stupeur et bonne tranche de rigolade : mieux vaut en rire qu'en verser toutes les larmes de son corps. Il n'empêche que je ne pouvais dire à mon amie qui se faisait une joie à l'idée de changer d'air le temps d'un repas que tout était tombé à l'eau. L'accueil légendaire de ma cousine me sauvera de ce mauvais pas, elle nous invite tout de même à manger son délicieux magret de canard.

Arrive le matin du jour J. Il est neuf heures et je reçois un coup de fil de mon amie souffrante qui ne pourra donc pas m'accompagner. Mais soit ! L'invitation court toujours. Je m'apprête donc à aller chercher le pain pour ce délicieux repas lorsque j'appelle ma cousine pour encore rire de cette cocasse mésaventure. Je ne suis pas avare de plaisanteries et lui annonce : "Si je suis encore entier, je serais là ce midi. Ne t'inquiète donc pas !"

C'est à ce moment précis où j'ai compris qu'il ne fallait pas se frotter à la destinée. Arrivé à la moitié du passage piéton que je traversais, j'entendis un cri pneumatique strident suivi d'une douleur musculaire provenant de mes deux jambes, ce qui me fit choir. L'analyse cérébrale de ces évènements ne laissait aucun doute : je me suis fait renverser par un chauffard. Un grand-père grabataire qui n'a su trouver que ces maigres mots : "Excusez-moi..." Inutile de préciser que le vocabulaire sortant de ma bouche provenait d'un champ lexical prohibé en l'enceinte d'un lieu religieux a su choquer l'assistance curieuse. Fort heureusement, le choc fut dérisoire et je pus reprendre la capacité de mes jambes en un rien de temps. Et en n'oubliant pas de passer un dernier coup de fil à l'intéressée : "Es-tu sûre que ce repas va avoir lieu dans de bonnes conditions ? Parce que là, je ne le sens vraiment pas !"

Mon sarcasme m'a donné tort : l'appétit fut comblé et la journée fut ravissante. Comme quoi...

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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 09:09
"Chérie, ce soir tu ne me vois pas !

- Ah bon ? Tu vas aller voir un match de foot avec tes copains ?

- Non : ce soir, je t'encule !"
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 11:11
Ami lecteur indélicat qui prend désormais l'habitude de passer quelques moments en ma présence physique. Je ne peux que concéder le fait que mon célèbre rire t'intrigue toujours autant. Celui-ci qui reste au demeurant fort communicatif n'a cessé de t'intriguer, de te passionner ou de t'amuser. Parfois, tu recherches désespérément à déclencher en moi cette hilarité afin que tu puisses immortaliser ce rire d'un coup de capture vidéo via ton téléphone portable ou ton appareil photo numérique dans le but de le passer sur YouTube. Petit salopard.

Grâce à toi, je sais que ce déclenchement soudain de zygomatiques ressemble à un rire de loutre, à un cri d'une otarie en rut voire à celui de Dominique Farrugia qui est, rappelons-le, le rire le plus impressionnant qu'il soit. Tu m'en as fait voir de belles et j'ai supporté jusqu'à présent ces quolibets qui m'étaient destinés.

Mais tu n'es pas sans savoir, ami lecteur pervers et malsain, que tout bonheur ou sujet qui prête à la moquerie possède une fin. Ainsi, je laisse la patate chaude à ce pauvre employé du Ministère de l'Equipement pour lequel tu auras beaucoup d'attaches. Pour ce faire, je t'invite à visionner la vidéo qui se trouve en dessous de ces lignes. Bon amusement à toi, ami lecteur à l'humour minimaliste... Désormais, j'ose espérer que tu me les lâcheras enfin... Et au passage un grand merci au Viking Stéphanois pour cette découverte thérapeutique !

Par Gawoul - Publié dans : In my mouth
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 11:32

BEATRICE ARDISSON - Dylan Mania.
Après Claude François, David Bowie et Mozart, la Dame Ardisson propose une belle fournée de reprises (dont des inédits) du répertoire de Monsieur Bob Dylan. L'univers folk de l'artiste que nous reconnaissons tous prend ici un sérieux coup de lifting. Mais au contraire de ceux prodigués sur bon nombre d'actrices, ceux-ci sont réussis et respectent la forme originale de chaque titre. Bon, la Dame Ardisson nous a habitués à cela depuis pas mal de temps déjà. On se bidonne en écoutant le Subterranean homesick blues en version hip-hop-Bontempi des Slumcats, on se prosterne devant le Knockin' on Heaven's door d'Antony & the Johnsons (reprise de la bande originale du biopic de Dylan sorti l'année dernière), on s'étonne que Bryan Ferry s'est frotté au A hard rain's a-gonna fall et on approuve la version commerciale de Like a rolling stone par Medi & The Medicine Show (déjà habitué à ce genre de compilation) en duo ici avec le très hype Charlie Winston. Les aficionados des covers devraient apprécier, les fanatiques de Dylan devront s'efforcer à accepter que leur maitre a donné et donne encore beaucoup d'inspirations loin du folk qu'ils affectionnent.


AU REVOIR SIMONE - Still night, still light.
Les trois filles de Brooklin sont de retour avec leurs claviers sortis tout droit d'un conte de fée et leurs chants de sirènes qui aurait rameuté Ulysse et ses potes en un quart de seconde. Ici, les sonorités électro se font plus nocturnes mais avec une espèce de luminosité naturelle qui empêchera l'auditeur de sombrer totalement dans le noir. Un peu comme dans un bois, en pleine campagne, une nuit de pleine lune. Ou alors lorsqu'on prend un train de nuit, la tête posée sur la fenêtre qui donne un paysage sombre mais magnifique. C'est vers ce voyage où nous mènent ces délicieuses créatures le temps d'une douzaine de chansons : le rythme fait réellement penser aux voies ferrées qui claquent lorsque le Corail vient s'y frotter. Assez curieux, il faut bien l'avouer car je ne crois pas que les habitants de Brooklin soient connus pour emprunter des halls de gare au sein de la Grosse Pomme. Les filles auraient-elles découvert inconsciemment cette musique si particulière de ce moyen de locomotion aujourd'hui désuet outre-Atlantique ? Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un disque de voyages nocturnes que je te conseille vivement de prendre avec toi, ami lecteur qui aura la chance de partir cet été... Le site officiel d'Au Revoir Simone.


TIGA - Ciao !
Le petit DJ canadien est de retour, pour le plus grand plaisir de mon cher et tendre qui ne vit que pour ses sets et ses beaux yeux bleus (dois-je être jaloux ?) Bon, en ce qui concerne l'album, on retrouve cette électro largement traumatisée par la vague new-wave qui a tant animé l'artiste durant sa jeunesse. Des titres efficaces pour le dance-floor comme pour faire le ménage, qui éveille incontestablement les petons de l'auditeur, mêmes ceux du plus critique à l'égard de l'électroclash. Significatif de la grosse bosse sur laquelle a roulé Tiga depuis plusieurs années, le rendant ainsi ambassadeur du genre dans le monde entier. Assurément, cet album est un bon moyen pour motiver l'auditeur d'aller danser, en préambule d'une sortie en boite. L'objet sera nul doute dans beaucoup de lecteurs digitaux cet été, à défaut de se retrouver sur les bandes FM. Tiga devient de plus en plus grand, de plus en plus connu sans pour autant délaisser la qualité de ses productions. Et l'on aimerait bien qu'il suive encore cette voie-là. Ce qui est plutôt bien parti. N'est-ce pas chéri ? Le site officiel de Tiga.

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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 09:17
Voici le Top 10 des phrases et des réactions les plus étonnantes - voire irritantes - lorsque j'apprend à mes interlocuteurs que j'ai un frère jumeau. Je précise encore qu'il s'agit d'humour et non de reproches que je pourrais emmagasiner : j'ai beaucoup d'indulgence face à la naïveté et la simplicité d'esprit...


N°10 : C'est qui qu'est sorti le premier ?

N°9 : Vous pourriez vous mettre dos à dos pour voir qui est le plus grand ?

N°8 : Si c'est toi qui est sorti le premier, alors c'est ton frère qui est l'aîné, non ?

N°7 : Et vous vous ressemblez comment ? Je veux dire, à quel point ?

N°6 : Entre ton frère et toi, c'est qui le méchant dans l'histoire ?

N°5 : Pourquoi vous ne faites pas le même métier, alors ?

N°4 : Quand vous étiez au collège, vous vous échangiez les copines pour voir ?

N°3 : En temps normal, vous devriez toujours être ensemble, non ?

N°2 : Est-il vrai que vous pouvez faire de la télépathie sans que personne ne le sache ou que vous le sachiez vous-même ?

N°1 : Non mais sans langue de bois : ça a du être difficile pour vos parents de choisir leur enfant préféré.


Par Gawoul - Publié dans : In my life
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