Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 18:02
Voici les dix phrases les plus déconcertantes que j'ai entendu suite à mon coming-out. Que les auteurs de ces phrases se rassurent : il ne s'agit pas de conspuer votre réaction surprenante mais plutôt d'en rire...

N°10 : Depuis quand tu le sais ?
Depuis mardi dernier à 15 heures, j'ai eu une révélation...

N°9 : C'est chouette ! On pourra faire du shopping ensemble !

N°8 : Tu sais : c'est pas grave. Moi même j'ai d'excellents amis qui sont gays également.

N°7 : Tu fais la femme ou tu fais l'homme, au final ?

N°6 : C'est donc ça ton goût pour les belles choses...

N°5 : Ne me touche pas alors, je veux pas attraper le Sida !
A prendre avec de l'humour - très noir- mon frère voulant dédramatiser l'affaire en pointant du doigt les idées reçues...

N°4 : Si tu l'es, alors ton frère jumeau l'est aussi non ?
Spécialité des internautes en recherche de fantasmes glauques...

N° 3 : Tu es bien sympa de me le dire, tu sais j'ai rien contre bien au contraire. Mais mets-toi à ma place : comment veux-tu que j'annonce cette chose à mes parents.

N° 2 : Moi je ne voudrais jamais être pédé. Je préfèrerai plutôt me faire enculer !

N° 1 : En fait, ça veut dire quoi "gay" ?
The last but not the least.
Par Gawoul - Publié dans : In my ears
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 14:38

L'idée que le quotidien du japonais est encore calquée par leur culture qui a su rester hermétique à celles du reste du monde durant des siècles est encore présente dans mon esprit. Et ce n'est pas le film de Kiyoshi Kurosawa qui va me sortir cette idée reçue de la tête...

Tokyo Sonata, c'est l'histoire d'une famille standard vivant dans un pavillon de la capitale nippone. Le père est un directeur administratif d'une grosse boite médicale qui se soumet face à la terreur de ses supérieurs, comme c'est coutume là-bas. Son humiliation quotidienne, il la fait subir à ses deux fils lorsqu'il rentre le soir à la maison. Ces deux garnements n'attendent qu'une chose :  la fin du repas pour enfin vaquer à leurs passions. Quant à la mère, elle joue le rôle que  cette société lui donne. Elle s'efface en souriant tout en contribuant à la bonne tenue de sa maisonnée.


Ce quotidien un peu ennuyeux va connaître un déséquilibre loin d'être bénéfique pour notre petite famille. D'abord, le père qui tombe au chômage, la faute à une main d'oeuvre moins chère provenant de Chine (cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ?). Fierté du nippon oblige, il va errer dans la rue toute la journée où il va rencontrer au milieu des SDF d'autres cadres déchus qui se refusent d'avouer leur nouveau statut de demandeur d'emploi à leurs proches. Cette honte, ce désarroi, chaque japonais se les garde pour soi. Aucune émotion n'a intérêt à se faire remarquer, c'est une question d'honneur. Ou plutôt se faire hara-kiri, comme le pratiquaient naguère les samouraïs humiliés par une défaite.

Ensuite, le fils aîné va soudainement vouloir s'engager dans l'armée américaine. On se demande si c'est pour des raisons idéologiques ou pour fuir ce monde étouffant, cette famille qui ne peut lui fournir la liberté qu'il souhaite toucher. Enfin, le cadet va abandonner les sentiers des études normales afin de se consacrer à son amour pour le piano, dont il se révèlera être un génie. Cette autodestruction familiale sera finalement un mal pour un bien : elle repartira sur de nouvelles bases grâce à un personnage extérieur digne des gangsters de Samuel Benchetrit et à la mère de cette famille qui se révèlera enfin.

On peut reprocher à ce long métrage un côté mélo... Mais pour un premier de ce genre réalisé par un spécialiste du fantastique, la critique violente de la société japonaise - le cadre familial géré de manière militaire contradictoirement à l'extérieur qui reste chaotique - est mise en scène de manière plutôt juste, sans trop aller vers l'extravagance. Certains plans sont magiques, à l'image de la scène finale qui laissera le spectateur sans voix tant la beauté de l'instant lui prendra les tripes.

Tokyo Sonata, film de Kiyoshi Kurosama, Japon, 2008.

Par Gawoul - Publié dans : In my eyes
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 09:59
Mon attrait pour le sport est bien connu de mon entourage : il est quasi-nul. Hormis peut-être un certain regard inquiet sur l'évolution du Stade Toulousain et du XV de Montauban-Sapiac au classement du Top 14, je plonge rarement mon nez dans un Equipe ou un France Football... La faute à des traumatismes venant du collège et du lycée où les heures d'éducation physique et sportive m'en ont fait voir de belles. Et puis n'oublions que les valeurs du sport ont droit sans cesse à de beaux éloges de la part des jeunes de l'UMP, ce sport qui possède des vertus patriotiques excellentes pour notre belle nation (on se croirait chez Pétain tellement qu'c'est beau...)

De plus, j'ai une sainte horreur de ces sportifs de haut-niveau qui, la gloire venue et le compte en banque renfloué, conspuent les aides de l'Etat dont leurs clubs formateurs ont été bénéficiaires pour permettre à leurs poulains d'évoluer dans de bonnes conditions en allant prendre la nationalité suisse et monégasque, évitant ainsi la réciprocité fiscale. De ce point de vue là, je ne peux être qu'en accord avec Guy Carlier, aficionado du ballon rond qui s'émeut de la starification du sport et de ses vedettes au salaire incroyable se permettant de faire la gueule à leur public. Bon, voilà pour le côté poujadiste de l'affaire.

C'était sans compter sur le numéro de Libération qui m'a accompagné durant le vol Ville rôseuh-Ville lumière au mois de Février dernier. En quatrième page de couverture, le désormais célèbre portrait du jour s'attaquait au cas d'une joueuse de tennis répondant au nom d'Alizé Cornet. Evidemment, avant lecture de l'article je ne pouvais m'enlever de la tête ces idées reçues sur la joueuse de tennis capricieuse qui n'a d'yeux que pour la balle jaune depuis qu'elle a appris à marcher. Les lignes qui ont suivi m'ont enfin fermé le clapet pour quelques instants.


Enfin une jeune sportive de haut niveau, qui en a dans la caboche. Une fille qui sait d'où elle vient, qui dispose de valeurs très honorables et qui prend son sport comme un plaisir et non comme une obligation professionnelle. Aux dires des connaisseurs, il faut la voir sur le court pour comprendre que son leitmotiv est de se faire plaisir, et par conséquent de faire plaisir à l'assistance. Il faut reconnaitre également qu'elle a une certaine vision de notre société qui n'est pas pour me déplaire... Si le succès mérité lui apporte pas mal d'oseille, ce n'est pas pour aller le planquer en Suisse, mais bien à payer ses impôts comme tout le monde afin de donner aux autres la chance qu'elle a eu grâce à des enveloppes budgétaires de l'Etat d'exercer sa passion. Et de faire fleurir sa petite entreprise familiale qui, bien qu'elle soit concentrée sur elle seule, l'aide à garder les pieds sur terre. Car, chez les Cornet, tout est artisanal ! Les parents s'occupent de l'entraînement de leur fille et de la comptabilité lorsque le grand frère, en plus de ses études, négocie avec les partenaires et les sponsors. C'est ce charme qui fait d'Alizé une coqueluche du tennis français abordable et pétillante.

Alors, l'artisanat familial est la nouvelle formule pour élevage de champions qui ne se la jouent pas ? A voir les résultats de la demoiselle Cornet, il est indéniable que les mentalités peuvent changer sans prendre trop de risque sur la carrière du joueur ou de la joueuse. Qui plus est, l'attrait pour les sports qui disposeraient dans leurs différents clubs ce type de licencié risque de croitre et d'y amener grâce à la curiosité les non-sportifs patentés. Comme moi, quoi...

Par Gawoul - Publié dans : In my mind
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 16:15
- Le magazine musical Volume n'échappera donc pas à la crise qui touche la presse française... Le numéro du mois d'Avril sera le dernier numéro... Moi qui venais juste d'envoyer un bulletin d'abonnement, c'est ballot. Et c'est bien dommage car il s'agissait du magazine le plus ludique que j'ai connu, malgré quelques petites imperfections et le côté un brin pédant des journalistes. Bon courage à toute l'équipe qui rejoindra les rangs de la grande soeur (les Inrocks). De mon côté, va falloir trouver un autre magazine de ce type...

- Purée, ça y est : j'ai ma bosse en langage made in Shakespeare's land. Je peux enfin tenir une conversation technique avec un utilisateur sans avoir trop de peine à traduire mentalement ses interrogations et tenter de lui donner une réponse adéquate à la demande. Petit bémol : l'utilisateur est prié d'arriver de Bombay et de parler avec cet accent indien plus compréhensible que le californien...

- Il est vraiment urgent d'exterminer les conducteurs d'automobiles de la ville rôseuh... Ou leur faire comprendre qu'il ne sert à rien de rouler à 20 à l'heure sur le périphérique lorsque deux petites grêles viennent s'abattre sur le toit de leur monture. Ca devient relou, à force.

- Mon cher et tendre ne cesse de me gâter (est-ce qu'il se reprocherait quelque chose, mmmh ?) : il m'a offert la fameuse console Nintendo DS-i comme ça, pour le plaisir et le simple fait qu'il m'aime (ce qui est largement réciproque, ami lecteur à la mauvaise langue que tu es !). Joint à ce présent, le célèbre programme d'entraînement cérébral avancé du Docteur Kawashima qui ne cesse de se foutre de ma gueule à chaque fois que je tente l'évaluation de l'âge de mon cerveau... qui s'élève à l'âge que l'on me donne en temps normal. C'est dire que c'est flippant.

- Rapport au précédent billet : J'AI 27 ANS ET NON PAS 40, MERDE A LA FIN !!!

- Ai repris également l'entraînement Wii-Fit (ce qui provoque le fou rire chez Monsieur Datian). Je n'ai pas vraiment perdu mes capacités d'antan, ça fait plaisir à apprendre. Mais putain qu'est-ce que ça fait mal ces courbatures, nom d'un chien !

- Ai reçu un courrier de la copropriété pour me signifier à moi et à mon cher et tendre que plusieurs habitants de notre résidence se plaignent de la musique jouée trop forte et des discussions animées dans le couloir... Faut qu'on m'explique comment mon casque audio peut émettre tout son volume sonore dans les oreilles de mes chers voisins et le fait que je suis seul dans le couloir au petit matin pour aller bosser pendant que ces feignasses dorment profondément ? Ca sent le dégoût pour le petit couple de pédés qui vient d'emménager, ça...

C'est déjà tout pour aujourd'hui... Et c'est déjà pas mal si l'on compte le fait que certains n'ont même plus le gaz chez eux.
Par Gawoul - Publié dans : In my life
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 18:51
Ami lecteur toulousain friand d'évènements et toujours prêt à contribuer au succès des initiatives fortes mais sans prétention, sache qu'à partir d'aujourd'hui a lieu dans notre belle ville la deuxième édition du festival Des Images aux Mots.


Organisée par la sympathique équipe d'Arc-en-Ciel Toulouse, on aura droit comme l'année dernière à un florilège de films spécialisés LGBT, le tout dans un esprit très friendly (comprendre : les allergiques du communautarisme peuvent se rhabiller, ici on aime tout le monde même les hétéros). Des débats, des rencontres, des évènements divers et variés sauront ravir les habitants de la ville rôseuh...

Ami lecteur aguiché par une telle manifestation qui s'achèvera le 26 avril, pour plus d'informations sur la programmation et les différents lieux et horaires, tu es prié de cliquer tout bêtement sur ce lien (hein qu'elle est bien la technologie ?)

Et comme Arc-en-Ciel ne fait pas les choses à moitié, il y a même une bande-annonce que je m'empresse de poster ci-dessous.

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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 17:49
Aujourd'hui, Céline fête ses vingt-sept ans.

Bon anniversaire Céline.

Par Gawoul - Publié dans : In my mind
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 17:47
J'ai toujours admiré les lectures de mon cher et tendre. Je parle de la presse et non de la littérature tant ses goûts sont trop compliqués pour mon pauvre petit cerveau... Ainsi, je peux trouver en désordre dans notre nid d'amour plusieurs numéros de Charlie Hebdo, une bonne flopée de Canard Enchaîné, quelques exemplaires du Monde Diplomatique et du Monde des religions ainsi que l'atlas complet annuel du Nouvel Obs. C'est dire qu'avec mon numéro mensuel des Inrocks, je fais vraiment tarte.

Je suis bluffé par la capacité de mon homme à s'enfourner autant d'informations sans broncher. Et acquérir ainsi une connaissance hors pair qui m'éblouit à chaque discussion sérieuse sur notre monde que j'entretiens avec lui (et que je ponctue toujours d'une mauvaise vanne clôturant à mon grand regret ces passionnantes sujets). Mais comment mon amour que j'idolâtre chaque seconde fait-il pour se reposer le cerveau de ces actualités pas toujours réjouissantes ?

Il existe certes ses jeux vidéos permettant de laisser son esprit s'occuper de futilités ou l'intégrale des séries Star Trek en DVD généreusement prêtée par Vince (merci Vince... -_-') Mais quelles sont ces lectures qui pourraient sortir ses pauvres petits yeux des horreurs de ce monde ? La solution a été trouvée tout récemment, lors d'une visite à un kiosque à journaux où j'achète mensuellement le magazine cité plus haut... En attendant la fin de mon achat, l'intérêt de ma moitié s'est soudainement manifesté pour ceci :

Oui ! Nickelodeon a réussi à lancer sa fameuse firme en France... Il faut préciser que ce canard évènementiel respecte fort heureusement l'esprit de la série animée, c'est à dire le non-sens vachement drôle pour les mômes qui en ont marre des séries télévisées qui les prennent pour des abrutis. Et donc qu'il saura convaincre les moins jeunes. Evitant au passage le piège du "t'as vu, on sort un magazine sans contenu puisque rien que le nom va faire vendre" tant le magazine est un vrai magazine.

Ah, que ça fait plaisir de trouver le petit talon d'Achille de celui que vous mettez haut dans votre estime... Sans pour autant vouloir le mettre plus bas que terre. Loin de là (mais pour qui tu me prends, ami lecteur jaloux de mon amour pathétique ?)
Par Gawoul - Publié dans : In my eyes
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 13:14
Je suis souvent effondré par l'excitation de ma mère qui revient d'une soirée de gala présentant divers artistes chanteurs de sa nouvelle région d'adoption. Déjà à l'époque, nous subissions dans la voiture les cassettes audio des comédies musicales de Plamandon (d'où ma haine envers ce québécois à l'ablation des oreilles évidente) ou des chanteurs dits "à voix" (comprendre : gueuler dans un micro façon Lara Fabian, c'est ça la vraie bonne chanson) Bon, je ne peux pas lui enlever ce goût prononcé pour Franck Michaël ou pour Garou (iiiik !) Après tout, on me reproche souvent cette hystérie pour Placebo...

Mais de grâce pourquoi m'imposer cet émerveillement face à des artistes en mal de reconnaissance médiatique pour partager leur passion au plus grand nombre (bah oui, Sevran il est mort) ? Je passe sur les propos dithyrambiques que ma génitrice m'a "infligé" par téléphone ou de vive voix tant le spectacle qui lui avait été donné lui reste dans la tête des semaines entières... Soit, je fermais les yeux - et temporairement les oreilles - devant cet engouement et ces yeux qui pétillaient à l'énoncé des compositions entendues. Significatif d'un petit bonheur et donc de bonne santé pour une proche à qui je n'en demande surtout pas moins.

C'est alors que sa dernière admiration m'a donné quelques sueurs froides. Un spectacle dans le pays perpignanais proposait de venir assister au concert des Jumeaux Chanteurs. Bien évidemment, l'intéressée s'est jetée dans la voiture avec son cher et tendre pour prendre la direction vers cette curiosité musicale. Le retour à la demeure sera habituel : quelles belles voix, quelles paroles touchantes, quelles jolies lumières, etc. Mais avec un délice un peu plus poussé que d'ordinaire, et pour cause. Car, si tu ne le savais pas encore ami lecteur, je suis atteint depuis ma naissance de gémellité rayon monozygote. J'ai par conséquent vu dans les yeux de ma génitrice ce fantasme qui la hante depuis qu'elle a sorti de son ventre deux clones au physique quasi identique.

Déjà, dans notre tendre enfance, elle s'amusait à nous habiller de façon symétrique, à nous mettre dos à dos pour faire le spectacle devant ses copines ("regardez comme on peut les confondre") ou nous infliger des clichés photographiques l'un collé à l'autre, épaule contre épaule (ne nous demandez plus jamais de poser ensemble, c'est non négociable). Surtout, je me souviens d'une de ses amies de l'époque qui fut coiffeuse et organisatrice de défilés de mode en milieu rural (avec des fringues Afibel par dessus le marché).  Et qui avait émis le souhait de me voir défiler avec mon frère en tenue de martiens au plein pays caussadais. Inutile de préciser qu'à 15 ans, devant une telle proposition, on se barre en courant. Je sentis alors la déception de ma pauvre mère.

En allant voir les deux gusses qui ne peuvent vivre sans leur alter-ego et qui braillent du mauvais Bruel pour les maisons de retraite, j'ai su qu'un transfert dangereux se passait dans les connexions cérébrales de ma pauvre môman. J'ai eu le bon réflexe de lui rappeler le danger que représente le symptôme de la demi-personne : c'est à dire l'impression de ne pas se sentir à sa place lorsqu'on n'est pas avec son frère jumeau (symptôme évident chez les deux interprètes sponsorisés par Confiance). Et qu'à la mort de l'un des deux, l'autre ne saurait survivre face à une telle épreuve, la faute à une éducation basée sur le plaisir de la mère de posséder deux enfants totalement identiques, par leurs passions et leur physique.

Les ardeurs de ma mère sont retombées. La question est enterrée à nouveau. Reste plus qu'à trouver ces deux ignobles individus afin de leur passer l'envie de donner des idées à des femmes quinquagénaires en manque d'affection filiale et de connaissances sur le monde de la musique...
Par Gawoul - Publié dans : In my life
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 11:28
Le dimanche soir, lorsqu'il est temps pour l'étudiant de se remettre à bucher ses examens de la semaine, lorsque la ménagère sait qu'une nouvelle succession de lessives se prépare et lorsque le salarié lambda est conscient que son repos hebdomadaire bien mérité touche à sa fin, le téléspectateur a besoin d'une bonne copine pour pousser encore un peu plus cette bonhommie qui le caractérise, le week-end venu.

Valérie Damidot est cette vieille amie hystérique atteinte du syndrome du clown qui peut nous sortir d'une profonde déprime le temps de maroufler une bande de papier peint sur le mur du séjour. Depuis trois ans, voilà qu'elle se bat avec divers bois et chiffons pour le grand plaisir de Dame Audimat. Qu'elle s'incruste chez bon nombre de téléspectateurs aficionados de la déco do-it-yourself aux couleurs criardes et contestables. Et l'on ne peut que l'inviter à continuer ses frasques et ses petits ateliers chez soi tant sa bonne humeur communicative réjouit le dépressif du dimanche soir.


On y trouve un bon bout de femme toujours prête à satisfaire les besoins de quidam, sans aucune attente en retour. Une générosité peut-être excessive mais qui change du monde hypocrite et arriviste qu'est celui de la petite lucarne. Bref, elle est un peu comme nous, Valérie. Ou comme la pote que l'on invitera toujours aux apéros car on sait qu'il n'y aura aucune baisse de régime dans l'ambiance avec sa seule présence. Elle pourrait peut-être même nous foutre la honte dans un bar-karaoké, mais on s'en foutrait car elle nous ferait bien marrer. La seule personne à qui on pourrait se confier, les yeux aveuglés par son écoute et son analyse hors pair. Et qui saurait comme personne transposer nos sentiments en un coup de décoration d'intérieur.

Le générique de fin arrive soudainement, malgré nos protestations. Et cette magie de la télévision capable de faire rentrer son monde chez soi s'estompe soudainement : non, Valérie Damidot n'est qu'une animatrice qui n'a rien à voir avec vous. Elle ne fait pas partie de votre carnet d'adresse et ne vous a même jamais adressé la parole. La déprime revient peu à peu et l'on mange ce dernier repas de la semaine avec une certaine amertume. Il faudra attendre une semaine entière pour retrouver ce petit grain de folie dans notre champ visuel qui embaume ce coeur meurtri par la réalité quotidienne. A moins que la programmation de la sixième chaine nous propose une version grand format de l'émission dans la semaine (D&CO : Une semaine pour tout changer, émission quasi-mensuelle). Ce qui ne peut que nous enchanter et ainsi raccourcir indéniablement cette mauvaise semaine...

D&CO fête ses trois ans, ce soir aux alentours de 18h50 sur M6.

Par Gawoul - Publié dans : In my eyes
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 17:13
Gawoul dit :
Ce soir, c'est purée et cordons bleus !

Chrysanthème dit :
Non mais... Mangez correctement les mecs !!! Là, tu vois, j'ai acheté un sachet de gnocchis à poêler... En soi, c'est pourri... Mais j'ai aussi fait griller un poivron et rôti une aubergine avec de l'ail. J'y ai ajouté deux tomates débitées, un tour de poivre, une lichette de parmesan... Et j'ai jouit de la bouche...

Gawoul dit :
C'est ce qui s'appelle éternuer, Chrysanthème...

Chrysanthème dit :
Mouarf...

Gawoul dit :
Et ce qui ressemble à du foutre, c'est de la morve ! Si, si !

Chrysanthème dit :
Tu es odieux...
Par Gawoul - Publié dans : In my mouth
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