Nous sommes en 1968. La Beatlemania bat son plein dans tous les coins de ce monde désormais à la merci de la pop-music. Comme nous sommes dans un monde consumériste - du moins à l'Ouest - il est
d'un très bon ton de tirer toutes les ficelles d'une recette qui a très bien marché. Par conséquent, un film d'animation à la gloire des quatre gars de Liverpool va sortir dans les salles
obscures du monde entier cette année-là.
Pourtant, Yellow Submarine (c'est le nom du film) n'a rien à voir avec un film purement commercial comme le Purple Rain de Prince ou le navet des
Spice Girls. Par sa caractéristique principale (c'est un film d'animation), il met à l'honneur ce pop'art qui commence à fleurir tout en rendant hommage à une musique qui a changé la face de ce
monde. En gros, ce n'est pas du travail bâclé parce qu'il fallait exploiter à tout prix le filon Beatles avant qu'il ne soit trop tard... Bien que ce projet soit né dans le but de promouvoir
l'album portant le même nom que le film.
Le synopsis est révélateur d'un psychédélisme bien ancré dans les esprits les moins bornés de l'époque : un pays merveilleux aux mille couleurs, Pepperland, est envahi par les Blue Meanies. Grace
à l'armee ménée par Gantelaid' (une espèce de main bleue gigantesque), les Blue Meanies vont transformer les habitants de ce paradis en statues de pierre et vider cet endroit de toutes couleurs.
Seul rescapé, Young Fred et son sous-marin jaune vont chercher de l'aide à Liverpool où il rencontrera les quatre garçons dans le vent...
Pour la suite, je conseillerai à mon ami lecteur de se jeter sur le DVD (est-il enfin trouvable ?) afin de s'en prendre plein les mirettes. Mais en attendant, je lui mets à disposition une des
scènes finales du film qui illustre le hit All you need is love. Où John Lennon va combattre l'affreux Gantelaid' grâce à la
musique et à l'appel de l'amour. C'est beau, nan ?