Mardi 11 août 2009
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18:23
Le matin. Seul moment de la journée où les capacités physiques et intellectuelles de l'être humain lambda sont mises face à une rude épreuve. Pour la majorité, cela s'appelle le réveil.
Ignominie durant laquelle toute notre âme est mise à la porte de ce doux monde qu'est celui des songes... Dur retour à la réalité quand on vient de goûter à la quiétude et l'insouciance. Pour le
reste, cela s'appelle le coucher. Où le douloureux rythme du travail de nuit voire de la pratique frénétique des dancefloors (c'est selon son degré de chance) laisse place à une
volonté irrépressible de se jeter le plus rapidement sous la couette. Mais ce serait une chose trop aisée si les mesures hygiéniques de rigueur n'obstruaient pas le parcours pour rejoindre
Morphée...
Dans les deux cas, l'objet télévisuel contribue à la préparation mentale afin de prendre le dessus sur la suite des évènements. Ainsi, les fêtards anglais se branchent directement sur la BBC et
tentent avec succès la digestion de LSD devant les Teletubbies. C'est connu : le programme ne requiert aucune forte attention intellectuelle mais tend à nous apporter sur un plateau (télé,
warf quelle est bonne !) un monde rempli de quiétude et de naïveté que l'on touchait naguère, les Pampers dans les pattes.
Pour ma part, le préambule à une bonne journée de merde commence obligatoirement avec
Bunny Maloney. Cartoon diffusé sur la quatrième chaîne en clair aux alentours de 08h10, il reprend les
mêmes personnages d'un anim qui a cartonné à son époque sur la toile :
Pinpin, le lapin. Certes, le côté trash et un brin fou-fou d'origine a disparu - tout comme l'énorme paire de
couilles du raton-laveur, personnage récurrent - pour des raisons évidentes : le dessin animé est avant tout destiné aux petits n'infants. Le scénario de chaque épisode est donc vide d'intérêt
pour le téléspectateur adulte mais cela suffit amplement à lui faire oublier durant une dizaine de minutes l'épreuve à traverser qui va suivre. Outre les deux protagonistes principaux (alias
Monsieur et Madame Lapin Rose), le personnage de Jean-François (alias lapin bleu) contribue à l'hystérie puisque ne s'exprimant qu'en énonçant son prénom. Imagine, ami lecteur, ce patronyme
mis à toutes les sauces émotives possibles. A sept heures du soir ce n'est pas drôle mais à huit heures du matin, les zygomatiques se déclencheront sans peine. Saine programmation de la part des
dirigeants de Canal, donc.
Et l'on ne peut que les remercier...
Par Gawoul
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Publié dans : In my eyes
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